
... Rosario. Notre arrivée est rude: 7 du mat' un froid de canard, apres la torride Corrientes, et un systeme de bus a carte. A carte, me direz-vous? Eh oui apres 25 jours de bus à pieces on se retrouve un peu bete devant l'avaleur de paperasse! Il nous a fallu un peu moins d'une heure pour trouver la machine excretrice de bandes magnetiques. L'humeur etait cordiale... Punta Roca, entre San Juan et San Luis. Transis de froid nous decouvrons quatre grandes portes closes a l'endroit de notre destination... la premiere possede une poignée... nous entrons. Ouf! l'auberge de jeunesse est toujours en activite et son cadre plutot sympa: bar reggae intimiste, porte a l'ancienne, petite cour interieur et velo pendant au plafond. Malheureusement il est trop tot pour le chek in et c'est dans le froid que nous decidons de partir a la recherche d'une Cafeteria. Un cafe, deux, une carte et un guide, nous partons à l'assaut de Rosario: les rues sont jolies, le soleil nous rechauffe entre deux immeubles, nous decouvrons el Monumento Nacional a la Bandera, une tour de 78 metres de haut dediée à M. Belgrano, créateur du drapeau argentin, et a sa depouille et au detour d'une rue, le Conseil Municipal. Ca n'a l'air de rien dit comme ça, mais ce jour là un concert de Tango resonnait dans ces murs. Quel plaisir de decouvrir, fourbus et au chaud, cette musique tellement typique pratiquée par six Hombres aux voix de stentor.
Midi. Nous sortons de notre concert, aussi bon qu'inopiné, avec l'envie de manger et de nous reposer. Le Rio Paraña se devoile devant nous, bordant les rives d'un parc où nous decidons de prendre postion. Au menu raviolis a la bolognese, subtilisées la veille dans le plateau repas du bus... pas tres glorieux mais efficace et salvateur en cet instant precis. Le reste de la journée n'a été que farniente et lecture, entrecoupé de concerts improvisés et de spectacles cloonesques ou artistiques. Bref un repos bien mérité qui va durer un, deux puis trois jours: balade, shopping, gloutonage et meme ciné ("Piratas del Caribas" ingles sous-titré castellano, on a bien ri!). Pour notre derniere nuit nous decidons d'investir une chambre double (y'en a marre des dormitorios, mixtes ou non!) au Savoy Hotel, longs couloirs interminables, 4 metres sous plafond et chambres au carré. Ce n'est pas cher et c'est peut-etre du à l'ambience Shinning qui y regne... nous avançons prudement la tete rentrée dans les épaules, attendant le coup de hache...
Mercredi 26, départ pour Buenos Aires. 4 heures de bus, confort et petit film, on est presque mieux que dans les hotels!
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