
Une bonne nuit de sommeil, un gros dodo reparateur et une journee bien chargee en perspective. Leve tranquilou, p'tit dej' pas copieux pour un sou et en avant pour le musee Antonini, histoire d'avoir quelques explications sur les lignes et la civilisation Nazca. En effet les 40$ du survol des lignes et les 15 jours supplementaires de la Nouvelle-Zelande ne sont pas compatibles, comme beaucoup d'autres choses par la suite. Mais la presence mysterieuse des Geoglyphes donne envie d'en savoir un peu plus. 10 soles pour entrer, chacun. C'est un peu cher et comme le dira un Suisse, a notre sortie, le musee a interet a etre grand. Et bien oui le musee est bien charge: 30 panneaux explicatifs sur les fouilles de sites archeologiques environnant, des poteries, des tissus, des poteries, des cranes trepanes - on saura jamais pourquoi - des poteries, des objets divers. Bref vous l'aurez devinez il y a beaucoup de choses mais sur les lignes, seulement 2 panneaux. On est a la limite de s'endormir en lisant les 50 pages A4 en francais qui traduisent les textes muraux. Bref, nous sommes un peu decus. On a pas appris grand chose. Par contre nous sommes encore plus content de quitter cette ville. Nous retrouvons Cecile et Vincent a la descente de leur vol, super, et allons nous acheter quelques victuailles pour dejeuner avant de prendre un taco. Riz, patates, et heureusement un ceviche - poisson cru et poulpe marines et cuits avec une sauce au citron... Miam!- sont au menu, histoire de soigner les estomacs meurtris. Nous digerons au sommet de notre hotel, il fait beau, c'est tres agreable. Terminal de bus. Il n'y a pas de taxi bon marche et nous optons donc pour la vieille methode: 2h30 de bus bonde. Tant pis, et en meme temps nous faisons un gros gain de budget. Arrivee a Ica apres avoir encore traverse des paysages etonnants de beaute, de diversite et d'originalite. Les taxis nous sautent dessus et en route, dans la boite en carton avec sacs sur le toits, pour Huacachina l'oasis tant attendue depuis quelques semaines. Et bah, on n'y croyait pas. C'est vraiment le desert avec un peu d'eau au milieu!! Une oasis quoi - oui oui je sais... Nous atterissons dans l'hotel le plus touristique, avec piscine et location de sandboard. C'est pas tres personnel, tres anglophone mais la piscine, propre, le petit bar et les BBQ a volonte du soir nous seduisent. Petite tete, petite marche sur les flancs des dunes, repas encore frugal pour les estomacs, et gros dodo. Reveil. Excitation maximum. Programme: piscine, sandboard, piscine, aperos, farniente. Actif donc. Aie! Il fait pas tres beau. Le ciel est couvert. Nous commencons alors par faire le tour de l'oasis. Petits marchands de souvenirs, de glaces, loueurs de planches de sandboard, bref pas folichon. Nous rencontrons tout de meme de vieilles connaissances: Fred et Gabrielle, que nous avions croises a Ollantaytambo, finissant leur tour du monde autour de leur piscine. Rendez-vous est pris pour l'apero. Ensuite nous enchainons: je retrouve Vincent en haut de la dune en compagnie du champion local de sandboard, les filles se rapprochent dangereusement de la piscine et la chaleur arrive avec un soleil timide. Le sandboard se pratique avec une planche en bois, genre poutre de maison, lubrifiee a l'aide d'un morceau de bougie. Les 20 minutes necessaires a la grimpade de la dune sont assez fatigantes. Heureusement qu'il n'y a pas trop de soleil! Nous sommes recompenses par une vingtaine de secondes de descente, rapides au debut grace a la cire. Puis c'est le stop! Plus de cire, plus de glisse, une chute, et fin de la descente a pied. C'est quand meme assez fun mais voir le jeune campeon descendre avec sa vraie planche de snowboard, comme sur la neige... vraiment frustrant. Apres 3 descentes nous nous replions sur la piscine. Ablation des 4 kilos de sables repartis un peu partout sur, dans et sous nos vetements. Saut dans la piscine. Farniente avec les nanas et nous repartons pour les dunes. Encore trois descentes, filmees et photographiees, des gauffres memorables, surtout pour Vincent - moi je suis vraiment plus doue, y a pas a dire...;))- et fin de session avec encore piscine. Douche, apero Pisco Sour - pisco, alcool sud-americain a base de raisin, blanc d'oeuf et citron - et BBQ a volonte avec Fred et Gab. Super sympa. 21 Octobre. Reveil tout doux. Montee des dunes avec les filles. Le soleil tape dur. Le sable est rouge braise. La vue d'en haut est magnifique. Descente a toutes jambes sur la pente raide, jusqu'a la piscine... on sait, c'est dur. Piscine, chaleur intense, l'ombre est notre meilleure amie. Puis depart en taxi pour les bodegas - les vignobles locaux quoi. Tacama. La visite est tres interessante et le site tres beau, c'est un ancien couvent... ah le vin de messe. Degustaton tres fournie, seance photo parisienne pour les collegiennes peruviennes - eh oui nous commencons a etre connus dans la region...- et les vins, vraiment degueulasses! Nous achetons quand meme un vin blanc doux, sucre, pour le soir, et du pisco. La bouteille est belle... La deuxieme bodega ne produit que du pisco et est artisanale. C'est chouette: le raisin est presse avec les pieds lors de fetes locales, son cheminement est archaique mais original et le resultat est assez bon. Des vins sucres, type muscat, et autres melanges sont proposes. Une petite degustation, un petit achat et nous repartons pour la fin de la visite: une chocolaterie! Elle est fermee! Quel dommage, mais nous nous rabattons sur une vendeuse artisanale. Chocolats typiques de la regions a base de dulce de leche et de noix de pecan. Tres bon. Retour a l'hotel, BBQ, encore, en compagnie de Sam et Marie-Claude, deux quebecois tres sympas. Leve 6h. Depart pour Paracas et son parc naturel avant de partir pour Lima et Huaraz. |